vendredi 12 août 2016

Très bonne idée ... pour évaluer?


Il y a quelques jours je discutais avec une collègue d'enseignement et de vulgarisation. Pour aider les étudiants à distinguer deux concepts ("espèce sauvage" versus "espèce domestique"), je proposai une activité où il fallait replacer différentes espèces d'animaux dans deux colonnes. L'idée intéresse ma collègue, je lui raconte comment il me semble possible d'intégrer cette idée dans une exposition itinérante pour des élèves de collège ou au cours d'un cours avec des étudiants adultes. 

Instantanément, ma collègue voit l'intérêt de cette activité pour évaluer ses étudiants en fin de module.  

Il y a quelques années, Nathalie Younès, une chercheuse en sciences de l'éducation de Clermont Ferrand présentait à une conférence les résultats d'une étude qualitative sur l'usage des boitiers de vote par des enseignants universitaires. La plupart ont d'abord commencé par utiliser les boitiers de vote pour évaluer les étudiants et voir "où ils en étaient" et "s'ils avaient appris leur cours" avant parfois de passer à un usage plus "moderne" dont le but de l'évaluation soit de permettre à l'étudiant de se situer. 

Après ces deux exemples, je me demande pourquoi les enseignants semblent détourner les "innovations pédagogiques" d'abord pour évaluer... 
  • Si les enseignants sont en manque de matériel pour mener les évaluations sommatives (fin de module)? 
  • S'il s'agit d'un manque de compréhension du rôle des rétroactions dans l'apprentissage? 
D'autres idées? 

lundi 25 juillet 2016

Bref, j'ai organisé une conf



L'an passé, j'étais allée à la conf Enseigner la Physique à l'Université à Paris, et j'avais trouvé ça super. Des enseignants chercheurs super intéressés et intéressant, une passerelle entre didactique et enseignement de la physique, bref, j'étais enthousiaste et je l'ai un peu trop fait savoir puisque l'on m'a "gentiment" tendu une perche pour que j'organise une réplique à Lyon en 2016, et que j'ai accepté...

En septembre j'ai donc contacté des collègues que je connaissais et que j'aimais bien, lancé quelques perches à l'INSA (rencontres top), à Centrale (pas de réponse) etc. Et bon an mal an, on avait réuni un petit comité d'organisation de 10 personnes pour une petite conf (80 personnes estimées, 78 participants officiellement!).

Quelques réunions au cours de l'année, l'organisation est totalement multi-sites : la gestion financière est à l'ENS, le site est sur sciences-conf mais l'ENS refuse qu'on puisse payer en CB par le site. La conf aura lieu à la fac, dans un amphi prêté gracieusement, les repas auront lieu dans le restaurant des personnels de la fac. Les départements et la SFP acceptent de sponsoriser, mais tout le monde refuse de faire un virement à l'ENS, chacun veut payer une facture de son côté. Financièrement c'est bien, ça nous permet d'avoir un peu plus que prévu. En pratique, c'est galère à gérer (sauf à l'INSA grâce à Brice!). Et puis et puis et puis. Fin juin début juillet, la boite mail s'affole, il faut gérer les problèmes d'inscriptions et de paiement. Je fais les relances mais ce n'est pas moi qui fais les encaissements. Du coup, je passe mon temps à relancer des personnes dont les paiements sont plus ou moins en cours et à recevoir des mails de personnes plutôt agacées...

Puis viennent les derniers jours, week end tout pourri car j'ai eu la mauvaise idée de proposer un oral plus d'animer 3 ateliers et évidemment, rien n'est prêt.

Et lundi matin, la conf commence, je suis à la bourre, j'ai oublié mon tel à la maison ce qui nous a coûté un petit AR gratuit. J'arrive, stressée, et Cécile, Oriane, Fatiha, Brice, Sophie et les autres sont là : ils gèrent. Et pendant les deux jours, malgré de nombreux couacs, tout se passe bien, le comité d'organisation gère au poil. Il y a dix fois trop à manger aux pauses + pot, mais au moins ça fait opulent. Lundi soir resto, on peut enfin profiter pour discuter un peu, la pression retombe, j'oublie de payer mais le serveur me rattrape! Mardi matin, j'ai dormi, ça c'est bien passé la veille, je suis sereine et je profite. Le mardi soir arrive vite, presque trop vite. Les gens ont l'air content, Maria est OK pour reconduire à Paris en 2017, Christian est OK pour tenter Grenoble en 2018. On range,  on plie, il se met à pleuvoir, c'est la fin... déjà...

Et dans les jours qui suivent je sais qu'il nous reste plein de choses à faire, mais je breake. Et pendant ce temps je reçois plein de petits mots gentils de gens que je connaissais, ou pas, et qui ont apprécié la conf, et ça, ça vaut tout l'or du monde!

Au final, je suis contente de l'avoir fait, j'ai l'impression que ça m'a bouffé en tout un mois de boulot (et un WE), mais je suis contente de l'avoir fait, et je me promets de ne pas le refaire avant 4 ou 5 ans...

Et pour la prochaine fois : 
- Réunir un plus petit comité d'organisation pour que chacun se sente davantage impliqué lors de la préparation et que tout ne retombe pas sur 2 ou 3 personnes, 
- Commander moins de bouffe!
- Demander à la personne qui gère les encaissement de faire les relances,
- Demander à ce que les abstracts des ateliers soient rendus beaucoup plus tôt et peut être faire un appel à contributions pour les ateliers plutôt que tout organiser dans le comité.

Les incertitudes de mesure lors des journées EPS Lyon 2016



Les 11 et 12 juillet ce sont tenues à Lyon les journées : Enseigner la Physique dans le Supérieur.
Lors de ces deux journées, des enseignants du supérieurs (Enseignants-chercheurs de physique, professeurs agrégés, profs de prépa, chercheurs en didactique) se sont retrouvés à Lyon pour échanger autour de l'enseignement de la physique dans le supérieur. 

Lors de ces rencontres, le thème de l'enseignement des incertitudes de mesure en physique a été abordé 3 fois : 
Les discussions ont été riches entre enseignants de différents horizons avec peut être comme point commun que l'approche actuelle se focalise beaucoup sur les aspects mathématiques des incertitudes au détriment de la compréhension des concepts. 

samedi 18 juin 2016

Arrêt sur images et L214


Ce midi j'ai regardé l'émission d'arrêt sur images sur les images d'abattoir tournées par L214. Comme souvent, j'ai été impressionnée par la qualité de cette émission qui alors qu'il n'y avait comme invité que des représentant de L214 a réussi à présenter plusieurs points de vue tout en laissant réellement s'exprimer les invités.
En vrac, à chaud, quelques réflexions qui me font dire qu'on pourrait vraiment utiliser cette émission à l'école en sciences :
  • Ce qui se passe dans la plupart des abattages de France, c'est moche, très moche. Dans certains (les?) élevages industriels, c'est moche aussi. 
  • Il y a eu une super discussion sur ce que c'est qu'une preuve vidéo. Pour qu'un témoignage vidéo soit une preuve, il faut que sur le rush de la vidéo on voit des indications du lieu et de la date (coupure de journal du jour par exemple). Je trouve que cette discussion est très intéressante et pourrait avoir lieu en classe de sciences.
  • J'ai bien aimé le passage sur enthoven qui les critique de manière un peu stupide, ça pourrait faire un bon point de départ d'une analyse de documents sur l'esprit critique (là c'est mon côté prof qui ressort)
  • J'ai beaucoup aimé la discussion de la fin sur le combat que servent ces images. En fait, ça a fait écho pour moi à l'argumentation selon le schéma : claim, evidence, reasoning. 
    • Ici, ce qui est clair, ce sont les "evidences", les preuves. Les images tournées dans les abattoirs et dans les élevages sont les preuves. 
    • La "claim", c'est la thèse, l'opinion qui est défendue et qui doit être démontrée (ou renforcée) et ici, il y en a deux, qui ne sont pas toujours assez clairement énoncées  : (1) les animaux souffrent dans ces abattoirs, il faut améliorer les pratiques, (2) de quel droit mangeons nous et exploitons nous des animaux. Il y a ici deux combats qui sont portés en même temps. J'ai compris en regardant ces vidéos pourquoi je ne soutenais pas totalement le propos. Je soutiens le premier combat, mais pas le deuxième. 
    • Le reasoning : pour moi là c'est pas clair. Je crois justement que dans les images montrées par L214 on va directement de la preuve au réquisitoire sans passer par la case plaidoirie - raisonnement. 
  •  Toujours sur ce point d'argumentation, j'ai beaucoup aimé la comparaison des images qu'ils diffusent avec 
    • un montage avec une musique angoissante, puis calme étouça faite par un 'ami monteur'
    • un clip avec une actrice super calme qui accompagne les images
    • les images d'autres associations qui font des mises en scène un peu trash où ils se font marquer au fer rouge
      Je trouve que la comparaison des ces images est ultra intéressante pour comprendre la communication sur les sujets controversés. Dans un cas on a juste les "preuves", dans d'autres 
    J'ai trouvé ça super intéressant pour comparer l'usage qui est fait des preuves d'une part et la plus ou moins grande visibilité de l'opinion défendue et du raisonnement.
Au final je trouve que cette émission constitue un super support de formation à l'esprit critique et à l'analyse des images. Merci arrêts sur image!

lundi 2 mai 2016

mercredi 3 février 2016

Enseigner la mesure et les incertitudes



Un nouveau blog est né! Il a pour but de faire partager des enseignants autour de l'enseignement de la mesure et des incertitudes en physique. Ressources, biblio, points de vue, tout sera sur le blog!
http://incertitudes-physique.blogspot.fr/

dimanche 3 janvier 2016

Une BD sur les physiciens des temps modernes



(en fait plutôt sur la physique chez Bobroff et Bouquet, mais c'est super chouette quand même! )
http://hebergement.u-psud.fr/supraconductivite/bd/index.html

Une super façon de présenter des sciences!