Affichage des articles dont le libellé est pédagogie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est pédagogie. Afficher tous les articles

samedi 11 février 2017

Un bon enseignant


Enseigner, un métier qui s'apprend. Oui, mais pour développer quelles compétences?

Au détour de mes lectures sur la pédagogie universitaire, je trouve une liste qui me semble assez inspirante et assez équilibrée. Le professionnalisme d'un enseignant se mesurerait (Feldman 2007) à : 
  • La pertinence et la richesse de l’enseignement
  • La structuration de l’enseignement
  • Ses qualités de communication
  • Ses attentes élevées envers ses étudiants
  • La clarté des attentes et des modalités d’évaluation des acquis des étudiants
  • La qualité des interactions suscitées entre les étudiants
  • La qualité des apprentissages développés
J'aime bien cette grille...

Biblio :
Feldman, K.A. (2007). Identifying exemplary teachers and teaching: evidence from student ratings. In J. Perry, & J. Smart. (Eds.), The Scholarship of Teaching and Learning in Higher Education: An Evidence-based

mercredi 11 janvier 2017

Le point sur le CIES


Dans le cadre d'une réflexion sur la formation continue des enseignants-chercheurs, j'ai lu le rapport de 2009 de l'IGAENR sur les CIES : Centres d'Initiation à l'Enseignement Supérieur. Dès lors que l'on parle de formation à l'enseignement, des images négatives apparaissent, peut-être liées à la mauvaise réputation de l'offre de formation des ex-IUFM et des actuelles ESPE. 

Les rédacteurs de ce rapport ont mené plusieurs centaines d'entretiens afin d'évaluer l'activité des CIES qui s'est déroulée sur une vingtaine d'années. Ils ont noté que la très grande majorité des moniteurs sont plutôt très satisfaits de la formation qu'ils ont reçue dans le cadre du CIES, à l'inverse des formations reçues dans le cadre des IUFMs. Les inspecteurs notent plusieurs points qui peuvent expliquer la réussite du dispositif : 
  • Une évaluation systématique des enseignements proposés par les étudiants suivis d'une modification de l'offre de formation. Cette réactivité est rendue possible par le fait que l'équipe des formateurs n'est pas constituée des formateurs maisons.
  • Des enseignements pluri-disciplinaires (à la différence de ce que pourrait offrir une école doctorale), 
  • Une formation obligatoire, qui force les directeurs de thèse à libérer leurs thésards.
Un rapport intéressant qui montre qu'une formation à l'enseignement dans le supérieur est possible!

jeudi 18 décembre 2014

Quelques vidéos de Marcel Lebrun sur les compétences

Quelques vidéos de Marcel LEBRUN rencontrées sur les bons conseils de Nicolas R.

Une discussion sur l'enseignement par compétences



Une discussion sur la taxonomie de Bloom et son utilisation lors de l'enseignement par tâches complexes. 


Un

mercredi 17 décembre 2014

Taxonomie de Bloom

La taxonomie de Bloom version 1954

Toujours dans le même livre de Rieunier (forcément, quand on n'a jamais eu de formation en pédagogie, on trouve évidemment plein de choses de bases très nouvelles et intéressantes dans le premier livre que l'on lit!) se trouve plusieurs appels à la .
Rieunier propose, comme de nombreux auteurs de pédagogie, d'utiliser la taxonomie de Bloom pour réfléchir à l'évaluation des leçons que l'enseignant construit. Lors de la construction de l'évaluation, il propose de se poser deux questions : 
  1. Comment je vais vérifier que les élèves ont bien compris la leçon du jour? 
  2. Est ce que le niveau d'évaluation de la question que je vais poser est bien en accord avec l'objectif de la leçon? 
Je vous propose de visualiser cette vidéo qui présente la taxonomie de Bloom révisée par Krathwol et Anderson.




Dans cette vidéo, un lien est proposé vers un tableau qui donne des exemples de types de questions que l'on peut poser pour tester certains types de savoir à un certain niveau de maîtrise :
Lien vers le tableau


Un exemple, ce soir je fais un cours de cinématique dont l'objectif est la connaissance des trajectoires et des équations paramétriques. 
Si je vérifie qu'ils ont compris en leur demandant : donner moi la définition de la trajectoire, je suis au premier niveau de Bloom, sur la connaissance. Au vu de mon objectif, c'est trop faible. 
Si je demande : parmi les équations suivantes, lesquelles sont des équations de trajectoires? Lesquelles sont des équations paramétriques, je suis au niveau suivant : compréhension, et si, cherry on the cake, je demande de construire l'équation de la trajectoire à partir des équations paramétriques, sachant que l'on a traité sur des exemples cette procédure en cours, je suis au niveau application.

mercredi 19 novembre 2014

Un MOOC sur la formation au métier d'enseignement

Par Jean Duvillard avec l'université Lyon1


Pour s'inscrire, aller sur l'adresse :
http://claco.univ-lyon1.fr/workspaces/tool/properties/3781/subscription/url/generate

Je m'y suis inscrite, si les vidéos sont intéressantes, le modèle de cours est très théorique et très transmissif, je suis un peu déçue... 

mercredi 4 décembre 2013

Les petits papiers

(photo trouvée sur le site ouset france)
Depuis le visionnage il y a 2 ans d'une conférence d'Eric Mazur, je voulais tester sa méthode d'enseignement  (peer instruction) centrée sur l'apprentissage entre pairs, c'est à dire, entre étudiants. 

Après un cours classique, ou un cours distribué sur poly, ou... arrive la phase la plus importante du travail cognitif, la compréhension du cours. Pour ça, EM propose de projeter une question à choix multiples sur écran. 
Ensuite :
  1. Les étudiants réfléchissent seuls au résultat de la réponse
  2. Quand ils sont prêts, ils lèvent le carton de la couleur correspondant à la bonne réponse
  3. Ils disposent ensuite d'un temps où ils peuvent discuter entre eux pour se convaincre
  4. On re vote, 
  5. L'enseignant donne la bonne réponse et la justifie
L'objectif de chaque étape est le suivant : 
  1. Comme tous les étudiants doivent montrer leur cartons, ils sont obligés de réfléchir à la réponse, de s'engager un peu
  2. Comme 20 ou 30 cartons sont levés à la fois, c'est plus facile pour eux de s'exprimer
  3. C'est entre eux qu'ils oseront le plus discuter et qu'ils seront le plus à même de comprendre la question posée
  4. Cette étape permet à l'enseignant de voir si les étudiants ont réussi à se convaincre entre eux, si non, c'est que la question était trop compliquée à ce stade
  5. La phase d'institutionnalisation permet à chacun de noter le bon raisonnement, de poser les dernières questions 
J'ai déjà pas mal pratiqué les QCMs en classe entière, mais ce matin, c'était la première fois que j'utilisais mes petits cartons, et ... ça a fait un carton! 

Le côté ludique leur a plu, on a vraiment pu impliquer tout le monde dans la réflexion, bref, c'était super je referai. Niveau respect de la consigne, je ne suis pas assez stricte et donc c'est assez bruyant. J'essaierai de demander réellement le silence, puis qu'ils lèvent les cartons en une fois...

mercredi 6 novembre 2013

Différents types de concepts

Le cheval, un concept catégoriel
Dans le livre de Rieiner sur la pédagogie[1], il y avait tout un chapitre consacré à l'apprentissage de concepts. Prenons l'exemple du concept cheval : pour enseigner ce concept l'auteur propose deux méthodes : 
  • Méthode inductive : présenter un ensemble de représentants de chevaux, comme par exemple sur la carte postale ci-dessus, puis un ensemble de contre-exemples, et en déduire la définition du cheval
  • Méthode déductive : donner la définition d'un cheval (mammifère herbivore à un seul doigts par membre avec des sabots, etc... ) puis présenter des exemples et des contre-exemples
  • Dans les deux cas on demande ensuite à l'élève de s'entraîner à reconnaître ce qui est cheval et ce qui ne l'est pas. 
Dans l'enseignement classique, c'est très souvent le cas, car dès que l'on enseigne le sens d'un mot, on enseigne en fait un concept (adjectif, triangle, métaphore, ...). 

À la lecture d'un article du BUP (Bulletin de l'Union des Physiciens) [2], je prends conscience que cette méthodologie ne couvre qu'un type de concept : les concepts catégoriels. L'autre classe de concepts, les concepts formels, ne peuvent être introduits par une procédure de désignation. Quelques exemples en physique : 
  • L'énergie
  • La quantité de mouvement
  • Une force
  • L'accélération
  • Le champ électrique
  • ... 
 La construction de ce type de concept se fait au travers de ses propriétés. Dans le cas de la quantité de mouvement, le point important est qu'elle est conservée lors d'un choc par exemple.
Je ne suis pas convaincue de la stratégie choisie dans l'article pour cet enseignement, un autre exemple est réalisé par A. Tiberghien et son équipe dans l'enseignement du concept énergie au collège qui est très intéressant.

[1] Préparer un cours, tome 2, A. Rieunier
[2] Enseignement et apprentissage d'un concept par les élèves : la quantité de mouvement en classe de seconde. G. Lemeignan et al, BUP n°716, p1013-1030 (1989)

mercredi 2 octobre 2013

Moyenne et vitesse d'apprentissage

Toujours dans le livre de Alain Rieunier, je trouve levé un paradoxe qui doit être banal pour les connaisseurs de la sphère pédago-didactique mais qui a levé une question que je ne m'étais jamais posée. 

On sait que les élèves mettent des temps différents pour réaliser un apprentissage, savoir faire une addition par exemple. Mettons que cet apprentissage débute en début d'école primaire et qu'il soit évalué à Noël, au CP. Un certain nombre d'enfants sauront effectivement faire une addition à Noël et auront une bonne note. Pour d'autre, il sera trop tôt, et ils obtiendront une note moyenne, voir une mauvaise note. Par contre à la fin de l'année, ils sauront peut être faire une addition aussi bien que ceux qui ont eu une bonne note à Noël, mais leur moyenne tiendra compte du fait qu'à Noël ils ne savaient pas. 
La moyenne ne reflète donc pas les connaissances d'un élève, mais sa capacité à apprendre vite. Est ce l'objectif affichée de cette note?

Evaluer l'intelligence ou la compréhension du cours?

En ce moment je lis en diagonale un ouvrage emprunté à la BUFM de Alain Rieunier et un paragraphe a attiré mon attention. Il s'agit d'une petite remarque sur l'évaluation : 

Évaluer les élèves en posant une question que l'on n'a pas traitée en cours mais qu'un élève "raisonnablement intelligent" (sic) peut résoudre, en lui donnant en plus 4 ou voir même 8 points sur 20 comme c'est souvent le cas, revient à faire de la fonction enseignante une fonction de sélection (sur l'intelligence) et non de facilitation des apprentissages. 

On peut tout à fait poser ce genre de questions lors d'évaluation formative (ne conduisant pas à une note dans la moyenne), mais lors d'une évaluation sommative, c'est à dire donnant une note, c'est éthiquement nettement plus discutable!